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Tout est une question de folie [chaudron baveur]

 
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Ethan Winchester
Ste Mangouste

Inscrit le: 25 Oct 2012
Messages: 14
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Avatar: Richard Madden
Profession: Interne à Ste Mangouste

MessagePosté le: 28/05/2013, 17:46    Sujet du message: Tout est une question de folie [chaudron baveur] Répondre en citant

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Après une dernière tappe sur l’épaule de Ted, Ethan posa le dossier médical de son dernier patient sur le bureau de son « maître d’internat ». Le docteur Daniel O’Connor était surement le médicomage le plus pédagogue, calme et cool de cet hôpital ; Ethan n’avait vraiment pas à se plaindre. Dan lui laissait une marche de manœuvre extrême, même pour un interne de dernière année. Mais encore une fois, Ethan n’avait pas à se plaindre… Il eut une pensée pour son collègue et ami interne, Teodor Johnson, qui devait se coltiner le docteur Edward Anderson. Alors oui Anderson avait la réputation d’être l’un des meilleurs médecins dans son domaine (et après l’avoir vu à l’œuvre, il l’a méritait carrément)… Mais si Anderson était un génie médical, il était en revanche un gros connard dans la vie de tous les jours. Nan, franchement, il voudrait pour rien au monde changer sa place avec Ted !

Ethan regarda sa montre et poussa un soupir : il était presque sept heures du matin ! Sa garde de nuit se terminait dans cinq minutes, et il se dirigea vers les vestiaires histoire de pouvoir prendre une douche brûlante, se changer et rejoindre Brenda qui lui avait donné rendez vous au Chaudron Baveur pour un petit déjeuner avant qu’elle n’aille travailler ! Il grommela un peu en ouvrait son casier, et y rangeant soigneusement sa blouse blanche et en jetant machinalement son haut de médecin, vert à Ste Mangouste, dans le panier près des douches. Ca faisait une semaine qu’il ne voyait pratiquement plus sa fiancée. Il était de garde de nuit, et Brenda travaillait la journée dans une petite clinique vétérinaire sur le Chemin de Traverse… Pas que, mais Brenda lui manquait ! Et elle lui manquait dans tous les sens du terme. Ses baisers lui manquaient, ses bras lui manquaient, la manière dont son nez se retroussait quand elle lui souriait, et cette lueur dans ses grands yeux et…

Pff… Il avait songé à une douche chaude hein ?

Finalement, il allait opter pour une froide. Se sentant frustré pour la peine, il claqua un peu trop fort la porte de son casier quand il se crispa, un frisson glissant tout le long de sa colonne vertébrale. Les cheveux sur sa nuque et les poils de ses bras se dressèrent, lui donnant la chair de poule… Il avait l’impression que quelqu’un était en train de le fixer. Encore. Trois putain de semaines qu’il n’arrêtait pas d’avoir cette sensation ! Trois putain de semaines qu’il avait l’impression de tourné psychotique, ou cinglé ou… Il ne savait pas vraiment quoi.

- Ca commence à devenir lassant, chuchota t-il pour lui-même en fermant les yeux, et en appuyant son front contre le métal froid de son casier. Je suis fatigué… C’est juste parce que je suis fatigué.

Paul lui avait dit que la fatigue devait jouer dans son sentiment de persécution. Il cogna son front un peu trop fort, histoire de se réveiller ou pour se punir de son comportement absurde. Ethan se redressa et se retourna brusquement pour… Pour constater qu’il n’y avait bien personne dans les vestiaires. Pour la peine, il éclata d’un petit rire un peu moqueur avant de secouer la tête et de prendre ses affaires de douche.

Et alors qu’il allait s’enfermer dans une cabine, son pied heurta un petit objet en métal qui glissa sur le sol en mosaïques bleus et blancs.

- Qu’est ce que…

Mine de rien ce truc lui avait fait mal ! Soufflant, il se baissa pour mieux voir de quoi il s’agissait. C’était un petit soldat de plomb… Un petit soldat de plomb ou le côté gauche était tout noir et un peu fondu. Comme la fois où Nathan et lui s’étaient amusés avec le briquet de leur père. Ils s’étaient caché derrière le grand arbre du jardin, et avant que leur mère les surprenne, ils avaient essayés de brûler l’un des… petits soldats de plombs que leur grand-père leur avait offert pour leur anniversaire.

Ethan manqua brusquement d’air à ce souvenir. Il se releva comme s’il avait le diable aux fesses et lâcha le jouet comme s’il venait de le brûler. Le petit « cling » du soldat de plomb tombant sur le sol résonna dans les vestiaires.

**********

Ethan était de mauvaise humeur. Et c’était suffisamment rare pour que ce soit noté ! Enfin, peut-être que « mauvaise humeur » était pas le bon terme… mais une chose était sûr, il n’était pas bien. Il s’était dépêché de prendre sa douche, s’habillant sans même faire attention à ne pas froisser son t-shirt et avait déguerpi des vestiaires en courant. Normalement aujourd’hui était son jour de congé, mais l’ancien Serdaigle avait l’intention de retourner à Ste Mang’ pour voir Paul de toute urgence. Il avait besoin que le psychomage lui dise qu’il n’était pas cinglé !

Tom posa devant lui une tasse de café, alors que le pub était envahit par les clients matinaux… surtout des gens du ministère ou des personnes travaillant sur le Chemin de Traverse. Ethan ne toucha pas à sa tasse, il fixait le petit soldat de plomb qu’il avait posé sur la table. Il le fixait et se demandait s’il s’agissait du même… De celui que Nathan et lui avaient… alors qu’ils étaient gamins… et que…

Il était pas fou, pas vrai ?

Ce n’était pas la première fois qu’une chose comme ça lui arrivait. La semaine dernière, il avait retrouvé sur la table de la salle de repos un livre de coloriage… Il savait que c’était celui qui avait appartenu à Nathan. Ethan avait reconnu les rayures et des ratures de feutres noirs sur l’une des pages… Des rayures qu’Ethan avait faites exprès parce que Nathan ne voulait pas le lui prêter. Comment ça avait pu atterrir sur son lieu de travail, hein ? Des années après que… que… Nate soit décédé ?

Machinalement, Ethan prit une serviette en papier et nettoya sans se rendre compte le rebord de la table sur laquelle il était accoudé. Et Brenda qui était encore en retard ! Putain… Il essaya de respirer profondément histoire de calmer une de ses crises TOC qui menaçait d’éclater en plein dans le Chaudron Baveur. C’est alors que quelqu’un s’assit en face de lui ; une femme rousse avec une tasse. Quelqu’un la bouscula et elle renversa un peu de son café sur la table… c’était juste un peu, trois gouttes à peine.

Juste TROIS putain de gouttes !

Et elle les laissait là. Elle ouvrit son livre et… La mâchoire d’Ethan se crispa.

- Putain, vous pouvez pas nettoyer votre bordel ! S’écria t-il brusquement en claquant une main sur la table.

Il respirait rapidement. Et le pub était soudainement calme, tout le monde le regardait… enfin , les regardaient lui et la rousse. Rougissant d’embarras ; Ethan se rassit et jeta un petit regard à la femme.

- Désolé… Je voulais pas crier, je… c’est…

Les clients reprirent leur conversation comme si de rien n’était.
_________________
Écossais de 22 ans

Interne à Ste Mangouste
Etudiant à l'Institut de Médicomagie de Cambridge

Maniaque de la propreté et atteint de perfectionnisme aigüe.
28/05/2013, 17:46
Auteur Message
Méridith Mitchel
Sorcier

Inscrit le: 24 Mai 2013
Messages: 13
Féminin
Profession: Auror

MessagePosté le: 28/05/2013, 18:26    Sujet du message: Tout est une question de folie [chaudron baveur] Répondre en citant

Ce matin-là, Méridith s'était réveillée trop tôt. Beaucoup trop tôt pour une fille qui n'avait pas à aller travailler ni à se rendre à quelque rendez-vous que ce soit. C'est qu'elle avait énormément mal dormi. Les lits du Chaudron Baveur étaient, comment dire... bousillés. Finis. Bon pour le dépotoir. La première nuit, elle avait demandé à changer de chambre tellement le matelas lui avait causé des problèmes de dos. Le seconde, elle avait carrément essayé de mettre le matelas sur le sol, question de voir s'il serait plus confortable de cette façon. La veille, alors qu'elle entrait dans sa 3e chambre en autant de jours et qu'elle avait vu le visage de Tom, le tenancier du Chandron Baveur, on ne peut plus excédé par les caprices de la petite dame du Canada, elle s'était dit que, peu importe dans quel état elle trouvait le matelas, elle allait s'en contenter. Et c'est comme ça qu'elle réussit à dormir à peine 4 heures...

-Oh non! murmura-t-elle alors qu'elle vit la chambre tourner autour d'elle.

Ces temps-ci, à chaque mouvement brusque qu'elle faisait, le décor avait toujours tendance à tanguer. Le décalage horaire, surement... Mais comme elle avait hâte que ces trucs-là arrêtent!

Elle s'étira pour chasser les courbatures, mais ne réussit qu'à s'étourdir davantage. Puis, elle jeta un oeil sur sa montre.

-Pfff... presque 7 heures du matin. C'est ridicule!

Comment pouvait-on être debout à cette heure? Et qu'allait-elle bien pouvoir faire de sa journée?! Maintenant qu'elle n'avait plus de travail et qu'elle avait trouvé son appartement dans lequel elle devait déménager sous peu, elle n'avait plus aucune idée de comment occuper son temps. Elle décida d'aller sous la douche pour chasser ses idées noires qui commençaient malgré elle à remonter.

En enlevant sa chemise de nuit, elle vit les marques sur ses jambes. Elle les avaient presque oubliées celle-là. Celles que son petit ami lui avait faites, la veille de son départ précipité. Elle les palpa et constata que la douleur commençait à s'estomper. C'était toujours ça. Elle remonta son regard un peu et aperçu l'énorme bleu qu'elle avait sur ses côtes de droites. Le fumier! Comment avait-il pu lui faire ça! Comment avait-il réussi à la dominer de la sorte? Elle qui pourtant n'avait peur de personne et était capable d'arrêter un mage noir d'une main en tricotant un cache-nez de l'autre? Comment avait-elle pu lui laisser prendre autant de pouvoir sur elle?!

C'était de sa faute. Elle aurait dû se tenir debout. Elle n'avait que ce qu'elle méritait dans le fond.

Elle palpa délicatement ses côtes.

-Aoutch!

Non, ça, c'était encore douloureux. Elle s'avança vers le miroir. Si les sortilèges qu'elle s'administrait au visage parvenaient à cacher ses blessures le jour, ils avaient la fâcheuse tendance à s'estomper la nuit pour les laisser réappaître au petit matin. Tout était à recommencer. Sous son oeil gauche, une tâche qui au départ avait été bleue commençait à virer au noir et au jaune. De toute beauté!

Un sanglot voulut lui remonter dans la gorge, mais elle l'arrêta aussi tôt.

-Non! Ça va faire là! s'ordonna-t-elle à elle-même dans son reflet. On passe à autre chose et c'est tout!

La douche lui fut d'un énorme réconfort... comme si l'eau et le savon avaient réussi à chasser ses peines pour un instant. Comme si la chaleur de la buée l'avait embrassé comme l'aurait fait une grand-mère aimante...

Après avoir exécuté son petit sortilège de camouflage au visage et fait un léger ménage de sa chambre (il y avait tellement peu de chose à ranger! elle était partie avec pour tout bagage une valise et un sac de sport!) elle décida d'aller prendre une bouchée en bas.

Lorsqu'elle descendit les marches et qu'elle aperçut la foule qui était déjà installée un peu partout à toutes les tables, elle voulut virer de bord et retourner dans sa chambre. Il y avait trop de monde. Trop de gens. Trop de direction dans lesquelles des attaques pouvaient venir.

Méridith s'immobilisa dans les marches. Non. Elle n'allait pas s'arrêter à cela encore. Elle n'allait pas s'isoler de la sorte sous prétexte qu'elle avait un petit choc post-traumatique! RIDICULE.

Elle s'obligea à avancer jusqu'au bar et à demander un café. Elle regarda autour d'elle et vit un homme à l'allure sympathique qui semblait seul. Elle aurait préféré la présence d'une femme, mais comme il n'y avait pas d'autres places de libres, elle décida de foncer.

-Je peux? demanda-t-elle d'une toute petite voix.

Une si toute petite voix que même un chien sensible aux hautes fréquence ne l'aurait entendu.

-C'est qu'il n'y a de place nulle p...

Elle fut interrompue par un homme qui la bouscula. Elle échappa quelques gouttes de café sur la table et cela eut l'effet d'une bombe! Mais cela, Méridith ne l'avait qu'à peine réalisé. C'est que la bousculade de l'homme l'avait replongé dans son choc et la douleur de ses côtes l'empêchait presque d'entendre ce qui l'entourait.

Qui l'avait bousculé de la sorte?! QUI?! on non... c'était lui. Il l'avait retrouvé. Il allait en finir avec elle... il avait pris l'avion et, Merlin sait comment, il l'avait retrouvée ici. Comme si ses gestes pouvaient la protéger, elle se mit à essuyer son petit dégât avec frénésie, sans être capable de se retourner pour voir qui l'avait bousculé.

-Je suis désolée... je suis désolée... je suis désolée..., répéta-t-elle en continuant à essuyer la table même si celle-ci n'en avait plus besoin.
_________________
Méridith Mitchel

Ce qui nous tue pas nous rend plus fort!
Y parraît ouais...
28/05/2013, 18:26
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:57    Sujet du message: Tout est une question de folie [chaudron baveur]

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